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Hundreds of Thousands of Javid Nam

Pas des centaines. Pas des milliers. Des centaines de milliers. C’est le vrai compte des Iraniens tombés sous la République islamique — et seulement en janvier 2026, ils sont des dizaines de milliers de plus à rejoindre la liste.

Quand je publie un visage par jour, un nom par jour, on me dit parfois : « tu en fais beaucoup ». Mais combien je devrais en publier, en réalité ? Pour rendre justice à chacun ? Il faudrait que je publie pendant ma vie entière. Et celle d’après. Et la suivante encore.

Parce que c’est de cela qu’il s’agit. Le bilan réel du régime, ce ne sont pas les chiffres officiels qu’il publie. Ce sont les centaines de milliers de morts sur 47 ans : massacres politiques de 1981-1988, exécutions de masse de l’été 1988 (plus de 30 000 prisonniers exécutés en quelques semaines, Amnesty), guerre Iran-Irak provoquée et prolongée, jeunes manifestants liquidés à chaque vague (1999, 2009, 2017, 2019, 2022, 2026), exilations forcées qui ont coûté des vies. Le tout dissimulé, minimisé, niivé par un appareil qui a fait du mensonge sa colonne vertébrale.

Janvier 2026 — Le mois où l’Iran a saigné encore plus

Dans les nuits du 8 au 9 janvier 2026, alors que le pays plongeait dans un blackout Internet quasi-total, le régime a perpétré ce que les observateurs appellent désormais Bloody January : le massacre de protestataires le plus meurtrier de l’histoire moderne de l’Iran en si peu de temps.

36 500+tués estimés (Iran International, plancher bas)
~40 000chiffre repris par les ONG internationales
80 000 ?fourchette haute selon témoignages de terrain

Quarante mille. Peut-être deux fois plus. En deux nuits. Pour avoir manifesté. Pour avoir refusé de baisser la tête. Pour avoir crié le nom d’un avenir libre. C’est plus que tout l’effectif d’une grande ville française. Rayé de la carte en deux jours.

Et le monde, lui, a parlé du prix du baril.

Voir le communiqué complet de la Garde Javidan sur ces journées : Bloody January — les nuits où l’Iran a saigné en silence.

Hundreds of Thousands of Javid Nam

Javid Nam — celui dont le nom est éternel. Ils sont des centaines de milliers. Pas une statistique. Pas un dossier fermé. Pas une note de bas de page dans un futur livre d’histoire neutre. Des centaines de milliers de visages, de prénoms, de mères en deuil, de frères qui n’ont pas pu enterrer leur sœur, de pères qui ne savent toujours pas où est le corps.

Sur ce site, je publierai chaque jour. Pas pour rattraper l’arithmétique de l’horreur — c’est impossible. Mais pour qu’aucun nom que je peux retrouver ne sombre dans l’oubli volontaire que ce régime veut imposer. Chaque visage que je publie est une victoire silencieuse contre eux.

Si vous lisez ceci : partagez. Un nom partagé survit. Un visage reposté ne disparaît pas. La mémoire est la première forme de la résistance.

Voir le mémorial complet : /javid-nam/.

— Sara, mémorial Javid Nam

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