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Bloody January

⚠ Images sensibles. Cet article documente les massacres perpétrés par la République islamique d’Iran en janvier 2026. Bilan, sources et faits documentés ci-dessous.
Chaussures abandonnées sur le sol après la fuite des manifestants — janvier 2026.

Pendant les nuits du 8 et 9 janvier 2026, la République islamique d’Iran a perpétré le massacre de protestataires le plus meurtrier de l’histoire moderne — en deux jours. Et personne ou presque n’en a parlé.

36 500+Iraniens tués par les forces de sécurité durant la répression des 8-9 janvier 2026, selon les chiffres compilés par Iran International au 25 janvier 2026.

Les faits

Depuis le début des protestations iraniennes 2025-2026, le régime des mollahs a perpétré des massacres généralisés de civils, déployant à la fois ses propres forces de sécurité et important des milices étrangères pour étouffer la dissidence à l’échelle nationale.

Le pic de violence a eu lieu lors de la nuit du 8 au 9 janvier 2026. Les autorités ont coupé tous les accès Internet du pays pour dissimuler leurs crimes. Les forces de sécurité, positionnées dans les rues et sur les toits — y compris ceux de maisons d’habitation, de mosquées et de commissariats — ont ouvert le feu à balles réelles et tirs de chevrotines métalliques sur les manifestants, ciblant fréquemment la tête et le torse.

Le massacre de Rasht, dans le nord du pays, restera comme l’un des points les plus meurtriers de cette nuit.

Le bilan

  • 36 500+ morts selon les documents compilés par Iran International au 25 janvier 2026, faisant des 8-9 janvier le massacre de protestataires le plus meurtrier de l’histoire moderne en deux jours.
  • Estimations basses (Amnesty, ONG indépendantes) : au moins 6 488 morts documentés à la même date.
  • 209 victimes parmi le personnel gouvernemental militaire et non militaire.
  • Blackout Internet total ordonné par les autorités depuis le 8 janvier 2026 pour empêcher la documentation et la diffusion des crimes.

Un visage parmi des dizaines de milliers

Elle s’appelait Diana Bahador. Elle avait 19 ans. Le 9 janvier 2026, à Gorgan, elle manifestait pour la liberté. Elle a été arrêtée, puis abattue par balles par les forces de la République islamique. Lire son hommage →

Elle est l’un des dizaines de milliers de noms que la République islamique a tenté d’enterrer dans le black-out médiatique de janvier 2026. Nous ne les oublions pas.

La réponse internationale

Le Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme en Iran a déclaré que les preuves accumulées justifiaient d’enquêter sur la possibilité que ces meurtres constituent des crimes contre l’humanité. Amnesty International, Human Rights Watch et Iran International ont publié des dossiers détaillés sur les méthodes employées par les forces de sécurité — preuves vidéo, témoignages oculaires, analyses balistiques.

Le silence des médias mainstream occidentaux sur l’ampleur réelle de ce massacre reste, à ce jour, inexplicable.

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