« Pour toi, Jina » — dimanche 20 septembre, 15h30, Trocadéro
Mahsa Day Paris · 20.09.2026 · Trocadéro
« Pour toi, Jina » — dimanche 20 septembre, 15h30, Trocadéro
Mahsa Day Paris. La veille de ses vingt-sept ans. Françaises, Français, amis de la liberté : ce dimanche, l’Iran vous attend sur le parvis des droits de l’homme.
“For you, Jina” — Sunday, September 20, 3:30 pm, Trocadéro
Mahsa Day Paris. The eve of her twenty-seventh birthday. Friends of freedom, in France and everywhere: this Sunday, Iran is waiting for you on the Human Rights Square.
«برای تو، ژینا» — یکشنبه ۲۹ شهریور، ساعت ۱۵:۳۰، میدان تروکادرو
روز مهسا در پاریس. شبِ بیستوهفتمین زادروزش. ایرانیان و دوستان فرانسوی آزادی: این یکشنبه، ایران در میدان حقوق بشر چشمبهراه شماست.
« בשבילך, ז’ינה » — יום ראשון, 20 בספטמבר, 15:30, טרוקדרו
Mahsa Day בפריז. ערב יום הולדתה העשרים ושבעה. ידידי החירות, בצרפת ובכל מקום: ביום ראשון הזה איראן מחכה לכם בכיכר זכויות האדם.
Dimanche 20 septembre 2026 · 15h30 · Place du Trocadéro, Paris
یکشنبه ۲۹ شهریور ۱۴۰۵ · ساعت ۱۵:۳۰ · میدان تروکادرو، پاریس
Sunday, September 20 · 3:30 pm · Métro Trocadéro (lignes 6 et 9)
Mahsa Day Paris — à l’appel d’Iran Paad International


Les deux affiches de Mahsa Day Paris — Iran Paad International.
Paris, un dimanche de septembre. Les touristes photographieront la tour Eiffel, les enfants courront sur l’esplanade, les cafés seront pleins, et la ville vivra comme vit une ville libre : sans même y penser.
Et pourtant, ce dimanche-là, à quinze heures trente, sur la place du Trocadéro, quelque chose de plus grand que Paris se tiendra debout face à la Tour. Un peuple entier, exilé, dispersé, blessé, mais debout, viendra prononcer un nom.
Ce nom, le voici.
Farzand e Iran va jan fadayeh mihan
فرزند ایران و جان فدای میهن
Jina Mahsa Amini, 22 ans — Baa Sharaf
Le rendez-vous
Dimanche 20 septembre 2026, 15h30, place du Trocadéro, Paris.
Mahsa Day Paris, à l’appel d’Iran Paad International : le quatrième anniversaire du meurtre d’État de la fille de l’Iran. Le 16 septembre 2022, pour une mèche de cheveux, la police des mœurs de la République islamique l’a arrachée à la vie. Dimanche, ce sera la veille de ses vingt-sept ans.
Venez nombreux. Venez avec vos amis, vos voisins, vos enfants, et surtout vos filles. Venez avec une fleur, une bougie, avec le drapeau de la France et le Lion et le Soleil de l’Iran côte à côte.

Pour toi, Jina
Jina, tu aurais eu vingt-sept ans ce lundi.
Tu n’as pas eu le temps d’aimer, de voyager, de vieillir. Ils t’ont pris tout cela pour une mèche de cheveux.
Mais regarde ce que tu as fait de ta courte vie.
Tu es née dans une ville que le monde ne savait pas placer sur une carte, et le monde entier a appris à dire Saqqez.
Tu portais un prénom kurde que l’état civil n’avait pas écrit, et c’est ce prénom-là que quatre-vingt-dix millions d’Iraniens ont crié.
Tu es tombée seule, dans un fourgon, entre les mains de ceux qui se disent gardiens de la vertu. Et tu t’es relevée multitude.
Ils voulaient que tu sois un exemple. Tu es devenue un symbole. Ta famille l’avait écrit sur ta pierre. L’Iran l’a écrit dans son Histoire.
Tu ne mourras pas, Jina. Tu es Javid Nâm — celle dont le nom ne meurt jamais.
À vous, Françaises et Français
Vous ne connaissiez peut-être pas Saqqez. Vous ne parlez ni le kurde ni le persan. Vous n’avez jamais vu Téhéran. Qu’importe. Car ce qu’on a fait à Jina, on l’a fait à une idée que vous connaissez par cœur. Une idée que vous avez écrite.
Regardez le lieu du rendez-vous. Il n’est pas choisi au hasard. Derrière nous, le palais de Chaillot. C’est là, le 10 décembre 1948, que le monde a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme, dont l’article premier dit : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Ce parvis porte le nom des droits de l’homme. Dimanche, nous viendrons lui rappeler ce qu’il a promis.
Car Jina est née libre, et on l’a traitée en coupable. Elle est née l’égale de tous, et un homme en uniforme a décidé qu’une mèche de ses cheveux valait sa vie.
Vous, Français, vous avez compris cela avant beaucoup d’autres. En octobre 2022, Juliette Binoche, Marion Cotillard, Isabelle Adjani et tant d’autres ont pris des ciseaux devant les caméras et coupé une mèche de leurs propres cheveux. Une mèche. Exactement ce que la République islamique ne pardonne pas. Ce geste a été vu en Iran. On s’en souvient.
Ce que nous vous demandons dimanche est plus simple encore : une heure. Une heure d’un après-midi de septembre. Ils ont pris à Jina toute une vie ; vous pouvez bien lui donner une heure.
Victor Hugo, qui connut dix-neuf ans d’exil pour avoir refusé un tyran, écrivait dans Les Châtiments :
« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent. »
Les Iraniens de Paris sont les exilés de ce siècle. Beaucoup ne peuvent plus rentrer chez eux. Certains ont un frère en prison, une cousine tombée en janvier, un ami dont on n’a jamais rendu le corps. Ils ne vous demandent ni argent ni pitié. Ils vous demandent de vous tenir à côté d’eux, une heure, pour que le monde voie que l’Iran n’est pas seul.
Et que les mollahs le sachent aussi. Car ils regardent. Chaque photo, chaque foule, chaque visage français au milieu des drapeaux au Lion et Soleil, c’est une nuit de moins qu’ils dormiront tranquilles. Chaque silence, au contraire, est une permission.
Et, dans le même livre : « Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là. » Dimanche, nous ne serons pas un. Nous serons des milliers. À condition que vous veniez.
Ce que nous crierons
Nous crierons son nom, Jina, en kurde, comme sa mère l’appelait.
Nous crierons « Jin, Jiyan, Azadî », le cri né sur sa tombe, et sa réponse persane, « Zan, Zendegi, Azadi », Femme, Vie, Liberté, que la France a déjà fait sienne.
Nous crierons les noms de ceux qui l’ont suivie, les Javid Nâm de 2022 et ceux du soulèvement de janvier 2026, que le prince Reza Pahlavi appelle le Soulèvement national du Lion et du Soleil.
Et nous crierons ce que chaque Iranien sait désormais : Femme, Vie, Liberté fut le prélude. La révolution du Lion et Soleil en est le chapitre. Ce chapitre-là, nous l’écrirons jusqu’au bout.
Dimanche, 15h30, Trocadéro. Que Paris, ville des Lumières, soit ce jour-là la lumière de Saqqez.
« Ma melat-e kabirim, Iran ro pas migirim. » — « Nous sommes une grande nation, nous reprendrons l’Iran. »
Jin, Jiyan, Azadî. Zan, Zendegi, Azadi. Femme, Vie, Liberté.
Vive la France. Vive l’Iran libre. Payandeh Iran. Javid Shah.
Pour relire l’hommage du 16 septembre, les faits et les paroles du Prince : « Jina, tu ne mourras pas ». Références : Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée au palais de Chaillot le 10 décembre 1948 (article 1) ; Victor Hugo, Les Châtiments (1853), « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » et « Ultima verba ».
Paris, a Sunday in September. Tourists will photograph the Eiffel Tower, children will run across the esplanade, the cafés will be full, and the city will live the way a free city lives: without even thinking about it.
And yet, that Sunday, at half past three, on the Place du Trocadéro, something greater than Paris will stand facing the Tower. An entire people, exiled, scattered, wounded, but standing, will come to speak a name.
Here is that name.
Farzand e Iran va jan fadayeh mihan
فرزند ایران و جان فدای میهن
Jina Mahsa Amini, 22 — Baa Sharaf
The gathering
Sunday, September 20, 2026, 3:30 pm, Place du Trocadéro, Paris.
Mahsa Day Paris, called by Iran Paad International: the fourth anniversary of the state murder of Iran’s daughter. On September 16, 2022, for a strand of hair, the morality police of the Islamic Republic tore her from life. Sunday will be the eve of her twenty-seventh birthday.
Come in numbers. Bring your friends, your neighbours, your children, and above all your daughters. Bring a flower, a candle, the flag of France and the Lion and Sun of Iran side by side.

For you, Jina
Jina, you would have turned twenty-seven this Monday.
You never had time to love, to travel, to grow old. They took all of that from you for a strand of hair.
But look at what you made of your short life.
You were born in a town the world could not find on a map — and the whole world learned to say Saqqez.
You carried a Kurdish name your papers never recorded — and it is that name ninety million Iranians shouted.
You fell alone, in a van, in the hands of men who call themselves guardians of virtue. And you rose again as a multitude.
They wanted to make you an example. You became a symbol. Your family wrote it on your stone. Iran wrote it into its history.
You will not die, Jina. You are Javid Nâm — the one whose name never dies.
To the people of France
You may never have heard of Saqqez. You speak neither Kurdish nor Persian. You have never seen Tehran. It does not matter. What was done to Jina was done to an idea you know by heart. An idea you wrote.
Look at the place we chose. It is no accident. Behind us stands the Palais de Chaillot. It was there, on December 10, 1948, that the world adopted the Universal Declaration of Human Rights, whose first article reads: “All human beings are born free and equal in dignity and rights.” This square bears the name of human rights. On Sunday, we will come to remind it of what it promised.
Jina was born free, and they treated her as a criminal. She was born the equal of all, and a man in uniform decided that a strand of her hair was worth her life.
France understood this before many others. In October 2022, Juliette Binoche, Marion Cotillard, Isabelle Adjani and many more picked up scissors in front of the cameras and cut a lock of their own hair. A lock of hair. Exactly what the Islamic Republic does not forgive. That gesture was seen in Iran. It is remembered.
What we ask of you on Sunday is simpler still: one hour. One hour of a September afternoon. They took a whole life from Jina; you can surely give her an hour.
Victor Hugo, who spent nineteen years in exile for refusing a tyrant, wrote in Les Châtiments:
“Those who live are those who fight.”
The Iranians of Paris are the exiles of this century. Many can no longer go home. Some have a brother in prison, a cousin who fell in January, a friend whose body was never returned. They ask you for neither money nor pity. They ask you to stand beside them, for one hour, so that the world sees that Iran is not alone.
And so that the mullahs know it too. Because they are watching. Every photo, every crowd, every French face among the Lion and Sun flags is one more night they will not sleep soundly. Every silence, on the other hand, is a permission.
And, in the same book: “And if only one remains, I will be that one.” On Sunday, we will not be one. We will be thousands — provided you come.
What we will cry out
We will cry out her name, Jina, in Kurdish, the way her mother called her.
We will cry out “Jin, Jiyan, Azadî”, the cry born at her grave, and its Persian answer, “Zan, Zendegi, Azadi”, Woman, Life, Freedom, which France has already made its own.
We will cry out the names of those who followed her, the Javid Nâm of 2022 and those of the January 2026 uprising, which Prince Reza Pahlavi calls the Lion and Sun National Uprising.
And we will cry out what every Iranian now knows: Woman, Life, Freedom was the prelude. The Lion and Sun Revolution is the chapter. We will write that chapter to the end.
Sunday, 3:30 pm, Trocadéro. May Paris, the City of Light, be on that day the light of Saqqez.
“Ma melat-e kabirim, Iran ro pas migirim.” — “We are a great nation; we will take Iran back.”
Jin, Jiyan, Azadî. Zan, Zendegi, Azadi. Woman, Life, Freedom.
Vive la France. Long live a free Iran. Payandeh Iran. Javid Shah.
To reread the tribute of September 16, with the facts and the Prince’s words: “Jina, you will not die”. References: Universal Declaration of Human Rights, adopted at the Palais de Chaillot on December 10, 1948 (article 1); Victor Hugo, Les Châtiments (1853), “Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent” and “Ultima verba”.
پاریس، یک یکشنبهٔ شهریور. گردشگران از برج ایفل عکس میگیرند، کودکان در میدان میدوند، کافهها پُرند، و شهر آنگونه زندگی میکند که شهری آزاد زندگی میکند: بیآنکه حتی به آن فکر کند.
و با این همه، آن یکشنبه، ساعت سه و نیم بعدازظهر، در میدان تروکادرو، چیزی بزرگتر از پاریس رو به برج خواهد ایستاد. ملتی تمام، در تبعید، پراکنده، زخمی، اما ایستاده، خواهد آمد تا نامی را بر زبان آورد.
آن نام این است.
Farzand e Iran va jan fadayeh mihan
فرزند ایران و جان فدای میهن
ژینا مهسا امینی، ۲۲ ساله — با شرف
قرار ما
یکشنبه ۲۹ شهریور ۱۴۰۵ (۲۰ سپتامبر ۲۰۲۶)، ساعت ۱۵:۳۰، میدان تروکادرو، پاریس.
روز مهسا در پاریس، به فراخوان سازمان جهانی ایران پاد: چهارمین سالگرد قتل حکومتی دخت ایران. در ۲۵ شهریور ۱۴۰۱، گشت ارشاد جمهوری اسلامی برای یک طره مو، زندگی را از او گرفت. یکشنبه، شبِ بیستوهفتمین زادروز اوست.
پرشمار بیایید. با دوستانتان، همسایگانتان، فرزندانتان، و بیش از همه با دخترانتان بیایید. با یک گل، یک شمع، با پرچم فرانسه و شیر و خورشید ایران در کنار هم بیایید. و دوستان فرانسویتان را هم بیاورید: بخش زیرِ «به شما، فرانسویان» برای آنان نوشته شده است، آن را با آنان به اشتراک بگذارید.

برای تو، ژینا
ژینا، این دوشنبه بیستوهفت ساله میشدی.
فرصت نیافتی عاشق شوی، سفر کنی، پیر شوی. همهٔ اینها را برای یک طره مو از تو گرفتند.
اما ببین با عمر کوتاهت چه کردی.
در شهری به دنیا آمدی که جهان جایش را روی نقشه نمیدانست — و همهٔ جهان آموخت که بگوید سقز.
نامی کُردی داشتی که در شناسنامهات نوشته نشد — و همان نام را نود میلیون ایرانی فریاد زدند.
تنها، درون یک ون، در دستان کسانی که خود را پاسدار فضیلت مینامند، افتادی. و انبوه برخاستی.
میخواستند از تو عبرت بسازند. نماد شدی. خانوادهات آن را بر سنگت نوشت. ایران آن را در تاریخش نوشت.
تو نمیمیری، ژینا. تو جاویدنامی.
به شما، فرانسویان
شاید سقز را نمیشناختید. نه کُردی میدانید و نه فارسی. هرگز تهران را ندیدهاید. مهم نیست. زیرا آنچه با ژینا کردند، با اندیشهای کردند که شما از بر هستید؛ اندیشهای که خودتان نوشتید.
به محل این قرار نگاه کنید. تصادفی انتخاب نشده است. پشت سر ما کاخ شایو است. همانجا، در ۱۰ دسامبر ۱۹۴۸، جهان اعلامیهٔ جهانی حقوق بشر را پذیرفت که نخستین مادهاش میگوید: «تمام افراد بشر آزاد به دنیا میآیند و از لحاظ حیثیت و حقوق با هم برابرند.» این میدان نام حقوق بشر را بر خود دارد. یکشنبه میآییم تا آنچه را وعده داده به یادش آوریم.
ژینا آزاد به دنیا آمد و با او چون مجرم رفتار کردند. برابر با همه به دنیا آمد و مردی در لباس فرم تصمیم گرفت که یک طره از موهایش به بهای جانش میارزد.
شما فرانسویان این را زودتر از بسیاری دیگر فهمیدید. در مهر ۱۴۰۱، ژولیت بینوش، ماریون کوتیار، ایزابل آجانی و بسیاری دیگر جلوی دوربین قیچی برداشتند و طرهای از موی خود را بریدند. یک طره. درست همان چیزی که جمهوری اسلامی نمیبخشد. این کار در ایران دیده شد. از یاد نرفته است.
آنچه یکشنبه از شما میخواهیم از این هم سادهتر است: یک ساعت. یک ساعت از یک بعدازظهر شهریور. آنان تمام زندگی را از ژینا گرفتند؛ شما میتوانید یک ساعت به او بدهید.
ویکتور هوگو، که نوزده سال برای نپذیرفتن یک مستبد در تبعید زیست، در «مکافاتها» نوشت:
«آنان که زندهاند، آناناند که میجنگند.»
ایرانیان پاریس تبعیدیان این قرناند. بسیاری دیگر نمیتوانند به خانه بازگردند. یکی برادری در زندان دارد، دیگری عموزادهای که در دیماه از پا افتاد، دیگری دوستی که پیکرش هرگز بازگردانده نشد. آنان نه پول میخواهند و نه ترحم. از شما میخواهند یک ساعت در کنارشان بایستید تا جهان ببیند که ایران تنها نیست.
و تا آخوندها هم بدانند. چون آنان نگاه میکنند. هر عکس، هر جمعیت، هر چهرهٔ فرانسوی در میان پرچمهای شیر و خورشید، یعنی یک شب دیگر که آسوده نخواهند خوابید. و هر سکوت، برعکس، یک اجازه است.
و در همان کتاب: «و اگر تنها یکی بماند، آن یکی من خواهم بود.» یکشنبه ما یکی نخواهیم بود. هزاران خواهیم بود — به این شرط که شما بیایید.
آنچه فریاد خواهیم زد
نامش را فریاد خواهیم زد، ژینا، به کُردی، همانگونه که مادرش صدایش میکرد.
فریاد خواهیم زد «ژن، ژیان، ئازادی»، فریادی که بر مزارش زاده شد، و پاسخ فارسیاش را، «زن، زندگی، آزادی»، که فرانسه نیز آن را از آنِ خود کرده است.
نام کسانی را فریاد خواهیم زد که در پی او آمدند، جاویدنامان ۱۴۰۱ و جاویدنامان خیزش دیماه ۱۴۰۴، که شاهزاده رضا پهلوی آن را «خیزش ملی شیر و خورشید» مینامد.
و آنچه را هر ایرانی اکنون میداند فریاد خواهیم زد: «زن، زندگی، آزادی» پیشدرآمد بود و «انقلاب شیر و خورشید» فصلِ آن است. این فصل را تا پایان خواهیم نوشت.
یکشنبه، ساعت ۱۵:۳۰، تروکادرو. باشد که پاریس، شهر روشنایی، آن روز روشنایی سقز باشد.
«ما ملت کبیریم، ایران رو پس میگیریم!»
قسم به خون یاران، ایستادهایم تا پایان.
ژن، ژیان، ئازادی. زن، زندگی، آزادی.
زنده باد فرانسه. پاینده ایران. جاوید شاه.
برای بازخوانی بزرگداشت ۲۵ شهریور، رویدادها و سخنان شاهزاده: «ژینا، تو نمیمیری». منابع: اعلامیهٔ جهانی حقوق بشر، پذیرفتهشده در کاخ شایو، ۱۰ دسامبر ۱۹۴۸ (مادهٔ ۱)؛ ویکتور هوگو، «مکافاتها» (۱۸۵۳).
פריז, יום ראשון בספטמבר. תיירים יצלמו את מגדל אייפל, ילדים ירוצו ברחבה, בתי הקפה יהיו מלאים, והעיר תחיה כפי שעיר חופשית חיה: בלי לחשוב על כך בכלל.
ובכל זאת, באותו יום ראשון, בשלוש וחצי אחר הצהריים, בכיכר טרוקדרו, משהו גדול מפריז יעמוד מול המגדל. עם שלם, גולה, מפוזר, פצוע, אבל עומד על רגליו, יבוא לומר שם אחד.
הנה השם.
Farzand e Iran va jan fadayeh mihan
فرزند ایران و جان فدای میهن
ז’ינה מהסא אמיני, בת 22 — Baa Sharaf
המפגש
יום ראשון, 20 בספטמבר 2026, 15:30, כיכר טרוקדרו, פריז.
Mahsa Day בפריז, בקריאת Iran Paad International: יום השנה הרביעי לרצח שביצע המשטר בבת איראן. ב-16 בספטמבר 2022, בגלל קווצת שיער, משטרת המוסר של הרפובליקה האסלאמית קטעה את חייה. יום ראשון יהיה ערב יום הולדתה העשרים ושבעה.
בואו בהמוניכם. בואו עם חברים, שכנים, ילדים, ובעיקר עם בנותיכם. הביאו פרח, נר, את דגל צרפת ואת האריה והשמש של איראן זה לצד זה.

בשבילך, ז’ינה
ז’ינה, ביום שני הזה היית בת עשרים ושבע.
לא היה לך זמן לאהוב, לטייל, להזדקן. את כל זה לקחו ממך בגלל קווצת שיער.
אבל הביטי מה עשית בחייך הקצרים.
נולדת בעיר שהעולם לא ידע למצוא על המפה — והעולם כולו למד לומר סקז.
נשאת שם כורדי שתעודת הזהות שלך לא רשמה — ואת השם הזה צעקו תשעים מיליון איראנים.
נפלת לבד, בתוך ניידת, בידי מי שקוראים לעצמם שומרי המוסר. וקמת — המון.
הם רצו לעשות ממך דוגמה. הפכת לסמל. משפחתך כתבה זאת על אבנך. איראן כתבה זאת בדברי ימיה.
את לא תמותי, ז’ינה. את Javid Nâm — זו ששמה לעולם אינו מת.
אל אנשי צרפת
אולי מעולם לא שמעתם על סקז. אינכם דוברים כורדית או פרסית. מעולם לא ראיתם את טהרן. זה לא משנה. מה שעשו לז’ינה, עשו לרעיון שאתם מכירים בעל פה. רעיון שאתם כתבתם.
הביטו במקום שבחרנו. זה לא מקרי. מאחורינו ניצב ארמון שאיו. שם, ב-10 בדצמבר 1948, אימץ העולם את ההכרזה לכל באי עולם בדבר זכויות האדם, שסעיפה הראשון קובע: « כל בני האדם נולדו בני חורין ושווים בערכם ובזכויותיהם. » הכיכר הזאת נושאת את שם זכויות האדם. ביום ראשון נבוא להזכיר לה את מה שהבטיחה.
ז’ינה נולדה חופשייה, והתייחסו אליה כאל פושעת. היא נולדה שווה לכולם, ואיש במדים החליט שקווצת שיער משערה שווה את חייה.
צרפת הבינה זאת לפני רבים אחרים. באוקטובר 2022, ז’ולייט בינוש, מריון קוטיאר, איזבל אדג’אני ורבות אחרות הרימו מספריים מול המצלמות וגזרו קווצה משערן. קווצת שיער. בדיוק מה שהרפובליקה האסלאמית אינה סולחת עליו. המחווה הזאת נראתה באיראן. זוכרים אותה.
מה שאנחנו מבקשים מכם ביום ראשון פשוט עוד יותר: שעה אחת. שעה אחת מאחר צהריים של ספטמבר. הם לקחו מז’ינה חיים שלמים; אתם יכולים לתת לה שעה.
ויקטור הוגו, שחי תשע-עשרה שנים בגלות משום שסירב לרודן, כתב ב »העונשים »:
« החיים הם אלה הנאבקים. »
האיראנים של פריז הם גולי המאה הזאת. רבים מהם אינם יכולים עוד לשוב הביתה. לאחד יש אח בכלא, לאחרת בת דודה שנפלה בינואר, לשלישי חבר שגופתו לא הוחזרה מעולם. הם אינם מבקשים מכם כסף ולא רחמים. הם מבקשים שתעמדו לצדם, שעה אחת, כדי שהעולם יראה שאיראן אינה לבד.
וכדי שגם האייתוללות יידעו. כי הם צופים. כל תמונה, כל המון, כל פנים צרפתיות בין דגלי האריה והשמש, הם עוד לילה שבו לא יישנו בשקט. וכל שתיקה, להפך, היא היתר.
ובאותו ספר: « ואם יישאר רק אחד, אני אהיה הוא. » ביום ראשון לא נהיה אחד. נהיה אלפים — בתנאי שתבואו.
מה נקרא
נקרא את שמה, ז’ינה, בכורדית, כפי שאמה קראה לה.
נקרא « Jin, Jiyan, Azadî« , הקריאה שנולדה על קברה, ואת תשובתה בפרסית, « Zan, Zendegi, Azadi« , אישה, חיים, חירות, שצרפת כבר אימצה כשלה.
נקרא את שמות אלה שהלכו בעקבותיה, ה-Javid Nâm של 2022 ושל ההתקוממות של ינואר 2026, שהנסיך רזא פהלווי מכנה אותה ההתקוממות הלאומית של האריה והשמש.
ונקרא את מה שכל איראני יודע עכשיו: « אישה, חיים, חירות » הייתה הפתיחה. מהפכת האריה והשמש היא הפרק. את הפרק הזה נכתוב עד הסוף.
יום ראשון, 15:30, טרוקדרו. שפריז, עיר האורות, תהיה באותו יום האור של סקז.
« Ma melat-e kabirim, Iran ro pas migirim » — « אנחנו אומה גדולה, אנחנו ניקח את איראן בחזרה. »
Jin, Jiyan, Azadî. Zan, Zendegi, Azadi. אישה, חיים, חירות.
Vive la France. Payandeh Iran. Javid Shah.
לקריאה חוזרת של מחוות ה-16 בספטמבר, העובדות ודברי הנסיך: « ז’ינה, את לא תמותי ». מקורות: ההכרזה לכל באי עולם בדבר זכויות האדם, שאומצה בארמון שאיו ב-10 בדצמבר 1948 (סעיף 1); ויקטור הוגו, « העונשים » (1853).
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