Ormuz en flammes : la carte des frappes, jour par jour

Par Ashk-7000 · 17 juillet 2026

Quinze jours après une trêve mort-née, la guerre a repris entre les États-Unis et le régime des mollahs. Le détroit d’Ormuz, verrouillé par les Gardiens de la révolution, est redevenu une ligne de front. Nous avons recensé, source par source, toutes les frappes des deux camps depuis le 6 juillet 2026, et nous les avons portées sur une carte animée, jour après jour.

Onze jours d’escalade

Le mémorandum de juin 2026 devait ouvrir la voie à des négociations. Il aura tenu quelques jours. Dès le 6 juillet, les Gardiens de la révolution reprennent leurs attaques contre les navires du détroit d’Ormuz ; le 8 juillet, après le sabotage de plusieurs bâtiments civils, Washington déclare la trêve terminée. Le 12 juillet, le régime franchit un cap en proclamant le détroit « fermé » et en frappant, la même nuit, cinq pays du Golfe.

La riposte américaine, elle, ne faiblit pas : au 17 juillet, le CENTCOM en est à sa septième nuit de frappes consécutives.

La carte animée des frappes

Carte interactive — lecture chronologique du 6 au 17 juillet. En or : les frappes de la coalition sur les cibles du régime. En rouge : les représailles du régime. Les points en pointillé signalent une revendication non confirmée.

Ce que la coalition a frappé

La campagne américaine s’est concentrée sur le sud et la côte : défenses côtières, radars, rampes de missiles, bases navales — l’appareil par lequel le régime menace Ormuz. Une cinquantaine de localités ont été nommées par les sources.

  • Hormozgan (cœur de la campagne) : Bandar Abbas, frappée à presque chaque vague, Qeshm, Hajjiabad, Jask, Sirik, Bandar-e Lengeh, Bandar Kong ; les îles d’Abu Musa, Kish, Hengam, Larak et la Grande Tomb (raid diurne de 90 minutes le 15 juillet). À partir du 17, une série de ponts (Kahourestan, Geriveh, Latidan, Marou, Khamir).
  • Bushehr : Bushehr et Choghadak, Asaluyeh, Dayyer, Dashti, Tangestan, Jam — et l’île pétrolière de Kharg, dont Washington a dit avoir délibérément épargné les installations d’exportation.
  • Khouzestan : huit sites en une seule nuit — Mahshahr, Ahvaz, Hoveyzeh, Dasht-e Azadegan, Hamidiyeh, Abadan.
  • Sistan-Baloutchistan : Chabahar, dont la tour de contrôle maritime s’est effondrée après trois frappes, Konarak, Bampur, l’aéroport d’Iranshahr, Rask, Saravan.
  • Ouest, centre et nord : Dehloran (Ilam), Veysian, Khorramabad et Chegeni (Lorestan), Khondab (Markazi), Ispahan, Kabudarahang (Hamadan), Yazd, l’aéroport de Semnan, et jusqu’au pont ferroviaire d’Aqqala, dans le Golestan, dès le 9 juillet.
« Cibles » n’est pas « lieux ». Le CENTCOM revendique plus de 300 cibles en trois nuits, dont une vague d’environ 140 dans la seule nuit du 11 au 12 juillet, après « 80 et plus » la nuit d’ouverture et « environ 90 » les 8-9 juillet. Une cible, dans ce décompte, c’est une rampe, un radar, un dépôt : il peut y en avoir des dizaines dans une même ville. Nous ne cartographions que les localités nommées par les sources, pas les munitions que personne n’a jamais situées.

Ce que le régime a frappé

Incapable d’atteindre le territoire américain, le régime a déversé missiles et drones — sa campagne « Nasr-2 » — sur les alliés du Golfe, et sur des civils.

  • Qatar : base d’Al-Udeid (éclats, un enfant blessé le 17). Koweït : base de missiles américaine, hub logistique de Mina Abdullah, et, le 17 juillet, une station de désalinisation d’eau — cible civile. Bahreïn : quartier général de la Ve Flotte à Juffair, base de Sheikh Isa. Jordanie : base Prince Hassan (hangars de drones). Oman : port de Duqm, radars de Musandam.
  • Détroit d’Ormuz : le méthanier Al Rekayyat, le supertanker saoudien Wedyan, le porte-conteneurs GFS Galaxy (Chypre), deux pétroliers ADNOC — un marin indien tué.

Plusieurs revendications iraniennes — les bases de Sakhir (Bahreïn), Camp Arifjan et Ali Al Salem (Koweït), un « centre » américain à al-Tanf (Syrie) — n’ont pas été confirmées de source indépendante.

Ce que cette carte raconte

Regardez-la se dérouler. Le 6 juillet, deux points sur Ormuz. Le 12, le Golfe tout entier s’embrase. Le 17, les ponts du sud sautent. En onze jours, la façade maritime de l’Iran est devenue un champ de ruines.

Aucun cessez-le-feu n’a tenu parce qu’aucun ne s’attaquait à la cause : un régime qui verrouille la première voie pétrolière du monde, occupe l’Iran illégalement et prend en otage le peuple iranien.

Sources : Iran International, Al Jazeera (carte interactive et récaps quotidiens), CNN, NPR, NBC, CBS, The Washington Post, Reuters, Times of Israel, ACLED, communiqués du CENTCOM, médias iraniens (IRNA, Tasnim, Fars). Bilans humains d’après le ministère iranien de la Santé. Carte et recensement établis le 17 juillet 2026.

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