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Il a brûlé son camion devant sa famille — pour le retour du Prince

Témoignage · Mai 2026 · Iran

Il a brûlé son camion devant sa famille
— pour le retour du Prince

Il n’a pas de nom — pas encore, pas pour nous. C’est un ouvrier iranien. T-shirt gris, jean usé, mains qui ont travaillé. Debout en plein milieu d’une place très fréquentée de Téhéran. Derrière lui, son camion — son outil de travail, sans doute le seul bien qui faisait vivre les siens — flambe. Devant lui, sa famille. Et il crie ce que des millions d’Iraniens portent au fond du ventre.

Reza Pahlavi — « Je me bats pour cette terre. Pour le jour où le Prince reviendra, et où nous reprendrons l’Iran. » #KingRezaPahlavi
Cet ouvrier iranien — son camion en flammes, son cri d’amour pour l’Iran libre. Source : @reezaa1001

Je me bats pour cette terre.
Pour le retour du Prince Pahlavi.
Je me bats — je mourrai pour ta liberté.
Pour les filles et les fils de Cyrus le Grand — et de Darius le Grand.
Je me bats.

— Ce qu’il a crié, en persan, devant la foule (source @reezaa1001)

Brûler son camion — son outil de travail — devant sa propre famille

Regardez bien la scène. Ce n’est pas une vitrine de banque qu’il brûle. Ce n’est pas le véhicule d’un Pasdaran, ni un car de police, ni un bus du régime. C’est son camion. C’est l’outil de travail d’un homme qui n’a sans doute rien d’autre — qui peine déjà à mettre du pain sur la table dans un pays où le rial s’effondre chaque mois, où le salaire d’un ouvrier ne couvre plus la moitié des dépenses d’une famille, où chaque journée de labeur est devenue une bataille pour survivre.

Et ce bien-là — son moyen de subsistance, sa dignité d’homme qui ramène à manger chez lui — il y met le feu. Devant sa femme. Devant son enfant. Devant les passants ahuris, devant les caméras des téléphones qui se sont mis à tourner, devant les motos qui s’arrêtent net. Et il hurle.

⚠ Ce qu’il a réellement risqué

Et il faut le dire clairement : ce qu’il a fait n’est pas un simple geste de colère. Il a choisi délibérément une place très fréquentée de Téhéran. Il s’est garé en plein milieu. Il a sorti l’essence devant tout le monde. Il a allumé le feu sous les yeux des passants, des motards, des commerçants. Il a laissé tourner la caméra. Tout, dans la mise en scène, dit qu’il savait ce qu’il faisait. Et qu’il l’a fait quand même.

Or, sous la République islamique, un tel acte n’est pas un délit mineur. Brûler un véhicule en place publique + scander des slogans pro-Pahlavi + appeler au renversement du régime = qualifié par les tribunaux révolutionnaires de moharebeh (« guerre contre Dieu ») ou d’efsâd-fi-l-arz (« corruption sur la Terre »). Deux chefs d’accusation qui, depuis 1979, conduisent à la pendaison. Sans procès équitable. Souvent sans même prévenir la famille.

Il le savait. Sa femme le savait. Son enfant — peut-être pas, mais ses parents, ses frères, ses voisins, oui. Et il l’a fait quand même.

Depuis la publication de la vidéo, nous n’avons plus aucune nouvelle de lui. A-t-il été arrêté sur place ? Abattu par les Bassidji qui sont arrivés en moto ? Mis à l’isolement à Evin ? Caché par des proches ? Déjà pendu en silence dans une cour de prison ? Nous ne savons pas. Et c’est précisément ce silence qui rend son geste plus puissant encore — parce qu’il a osé tout perdre pour que le monde voie. À nous, à présent, de ne pas détourner les yeux.

On ne brûle pas son outil de travail pour faire du buzz. On le brûle parce qu’on a compris une chose simple, terrible, et libératrice : tant que ce régime est debout, ce camion ne sert à rien. À quoi bon trimer six jours sur sept pour un salaire qui ne paie même plus le pain ? À quoi bon livrer des marchandises dans des magasins vides ? À quoi bon emmener ses enfants à l’école dans une nation où l’on apprend la sharia plutôt que Ferdowsi ? À quoi bon avancer dans un pays où chaque carrefour est un poste de Bassidji ?

Alors, plutôt que de garder ce camion comme le témoin muet d’une vie de survie sous le régime, il en fait un brasier politique. Une torche. Un signal. Un acte de rupture absolu avec le régime — pas en théorie, pas dans un tweet, dans la matière, dans le feu, dans tout ce qu’il possède au monde.

« Pour le retour du Prince »

Et ce qu’il crie, c’est précis. Ce n’est pas « à bas le régime » dans le vague. C’est : « Pour le retour du Prince Pahlavi ». Pour. Le. Retour. Du. Prince. En toutes lettres. En persan. Devant tous les passants. Sans aucune équivoque possible.

Voilà l’évidence que les chancelleries occidentales refusent de voir depuis dix-sept ans, depuis 2009 : la rue iranienne nomme un nom. Elle ne demande pas un « régime de transition », elle ne demande pas un « gouvernement d’union nationale » négocié à Vienne, elle ne demande pas un « Khomeyni modéré ». Elle nomme Reza Pahlavi. Et elle le nomme depuis les bazars de Téhéran, depuis les manifestations étudiantes de Shiraz, depuis les enterrements de Bloody January, depuis les rues incendiées de Rasht — et maintenant depuis le brasier d’un camion personnel.

Et que personne ne vienne nous parler de « culte de la personnalité ».

Cet ouvrier ne brûle pas son camion parce qu’il vénère un homme. Il le brûle parce qu’il a compris une chose que nous, en exil, savons aussi depuis quarante-sept ans : Reza Pahlavi n’est pas un chef qui demande qu’on le suive. Il est un soldat qui a déjà marché — seul, sans armée, sans cour, sans fortune publique, sans ministère.

Il est le premier soldat au service de son peuple. Premier soldat veut dire : il n’a demandé à personne de se sacrifier avant lui. Il a sacrifié sa propre vie — quarante-sept ans d’exil, ses deux frères et sœurs perdus à la dépression, son père mort homeless en Égypte, sa mère vieillie loin de Téhéran. Il n’a accepté aucun gouvernement en exil auto-proclamé, aucune cour, aucune récupération financière. Il marche. Depuis 1979.

Suivre Reza Pahlavi, ce n’est pas l’adorer. C’est marcher à ses côtés. C’est ce que cet homme dit, dans son langage à lui, celui des flammes : je marche avec toi, Prince. Je donne ce que j’ai — ce camion, ma sécurité, peut-être demain ma vie — pour que ce pays revienne au peuple qui est le sien.

« Pour les filles et les fils de Cyrus — et de Darius »

Et puis, à la fin de son cri, il revient là où tout commence : Cyrus le Grand et Darius le Grand. Les fondateurs. Ceux qui, il y a vingt-cinq siècles, ont fait de cette terre la première nation au monde à proclamer un droit pour tous les peuples — le Cylindre de Cyrus, 539 avant Jésus-Christ, plus ancien texte des droits humains de l’humanité.

Cet homme — qui invoque les « filles et fils de Cyrus le Grand » — sait exactement ce qu’il dit. Il dit : cette terre n’appartient pas aux mollahs. Elle appartient aux héritiers de trois mille ans de civilisation. Et nous, ses héritiers, nous la reprendrons.

C’est cela, le Néopahlavisme dans la rue. Pas une nostalgie monarchiste. Une continuité civilisationnelle assumée. Le Grand-Père a bâti l’Iran moderne. Le Père l’a rendu prospère. Le Fils le remettra sur pied. Et nous — cet ouvrier d’Iran, moi, toi qui lis — nous marcherons avec lui.


— Sara, pour Javid Nam

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