« J’ai vu l’enfer »

« On est en train de disparaître — dans un bain de sang. »

Témoignage · Bloody January

« J’ai vu l’enfer. »

Un jeune homme, dans sa voiture, pendant les nuits du soulèvement de janvier 2026. Il filme. Il pleure. Il appelle au secours.


J’ai vu l’enfer.

Depuis quelques jours, j’ai vu l’enfer.

Ils sont en train de massacrer tout le monde.

Tout le monde crie « Javid Shah » — et tombe sous les balles.

« Javid Shah, ça n’a rien à voir avec une monarchie absolutiste.
C’est notre symbole de liberté.
Notre seul et meilleur espoir.
Le soldat qui vient nous sauver de Zahaak. »

S’il vous plaît…

On a besoin d’aide.
De l’aide depuis l’extérieur.

Ils tirent directement sur nos têtes. À balles réelles. À balles de guerre.

Trump. Bibi.

Aidez-nous.

On est en train de disparaître dans un bain de sang.


Zahaak — la figure du tyran dans le Shâhnâmeh

Zahaak est l’une des figures centrales du Shâhnâmeh, le « Livre des Rois » que Ferdowsi a écrit au XIe siècle pour sauver la mémoire de la Perse. Zahaak est un tyran sur les épaules duquel ont poussé deux serpents — offrandes du diable Ahriman — qu’il faut nourrir chaque jour avec le cerveau de deux jeunes hommes du peuple. Il règne mille ans dans la terreur. Il dévore sa propre jeunesse pour rester au pouvoir.

Il finit par être renversé par Fereydun, le héros guidé par le forgeron Kâveh, dont le tablier de cuir devient l’étendard de la révolte populaire — le Drafsh-e Kâviani, première bannière nationale de l’Iran. Fereydun ne tue pas Zahaak : il l’enchaîne dans une grotte du mont Damâvand, où il attend la fin des temps.

Pour des millions d’Iraniens depuis 1979, le parallèle est limpide. La République islamique est le nouveau Zahaak. Elle dévore sa jeunesse. Elle exige chaque jour de nouveaux cerveaux. Et lorsque ce jeune homme, dans sa voiture, en larmes, sous les balles, crie « Javid Shah », il ne réclame pas une monarchie absolutiste — il appelle Fereydun. Le héros libérateur. Le soldat qui vient.

Le mot de Marj

À mes frères et sœurs d’Iran, à la jeunesse extraordinaire de mon pays,

chaque larme versée, chaque jeune tombé, dévaste un peu plus mon cœur de mère.

Mais du haut de votre courage immense, du haut de votre noblesse d’âme multi-millénaire, je vois la lumière et l’espoir JAILLIR jusque dans ma chair.

ایستاده‌ایم تا پایان Istâdé-im tâ pâyân. — Nous resterons debout, jusqu’à la fin.

— Marj

Si ce témoignage te touche, fais-le circuler.
Aucun de ces noms ne doit disparaître en silence.
Garde Javidan · SOS Génocide

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