Benjamin Netanyahu, jeune commando de la Sayeret Matkal — fin des années 1960

BIBI GOL — LE TOFANG SAUVEUR

Benjamin Netanyahu — jeune commando de la Sayeret Matkal, fin des années 1960

Bibi Gol, frappe ce voleur en fuite
Bibi Gol mets une balle dans la tête des hyènes
Bibi Gol ta douleur dans mon âme, Fusil sans toi je reste pas

BIBI GOL — LE TOFANG SAUVEUR

Le frère du Prince. L’homme qui a osé. Le co-sauveur du peuple iranien.

I. Pourquoi « Bibi Gol », pourquoi « Bibi Joon »

Quand le peuple iranien parle de Benjamin Netanyahu, il ne dit pas « le Premier ministre israélien ». Il dit Bibi Joon — Bibi chéri. Il dit Bibi Gol — Bibi fleur. Le mot joon, en persan, désigne l’âme, le souffle, la vie ; on le réserve d’habitude à ce qu’on aime le plus — la mère, l’enfant, l’aimée. Le mot gol désigne la fleur, mais aussi, dans la langue familière, l’être chéri, l’enfant adoré.

L’Iran a toujours été judéophile. Depuis l’édit de Cyrus, le peuple iranien n’a jamais cessé de regarder le peuple juif comme un frère — c’est l’une des constantes les plus profondes de la civilisation iranienne. Mais cette formulation-là, cette tendresse adressée à un homme — Bibi Joon, Bibi Gol — est nouvelle.

Elle est née pendant la Guerre des 12 Jours de juin 2025, quand les frappes de Tsahal ont fait trembler les quartiers généraux du régime des Mollahs. À Téhéran, à Ispahan, à Shiraz, à Tabriz, à Mashhad, des centaines de milliers de jeunes sont sortis dans les rues, la nuit, malgré la peur. Sur les murs, sur les ponts, sur les vitrines des centres du régime, ils ont écrit en persan, en anglais, à la peinture, au feutre, à la craie : « Bibi, frappe-les. » « Bibi, merci. » « Bibi Joon. » « Bibi Gol. »

Ce n’est pas un slogan d’exil. C’est la rue iranienne elle-même, sous la botte du régime, qui ose dire à voix haute ce qu’elle pense depuis longtemps.

Bibi lui-même l’a entendu. Il a écrit sur son compte officiel :

Le peuple d’Iran m’aime tant. Il m’appelle Bibi Joon.— Benjamin Netanyahu

II. Le parcours du jeune commando

Benjamin Netanyahu naît à Tel Aviv le 21 octobre 1949, fils de Benzion Netanyahu, historien des Juifs d’Espagne et secrétaire de Ze’ev Jabotinsky. Il passe une partie de son adolescence à Philadelphie, puis revient en Israël en 1967, à 17 ans, pour s’engager.

Il est sélectionné pour la Sayeret Matkal, l’unité de reconnaissance d’élite de Tsahal — celle de l’état-major. Pendant cinq ans, il sert dans la Sayeret. C’est la photo de cette époque qui ouvre cet article : Bibi en uniforme, jumelles autour du cou, regard droit dans l’éclat dur de la jeunesse au combat.

En mai 1972, il est blessé en libérant l’avion Sabena détourné par des terroristes du Septembre Noir. En avril 1973, il participe à l’opération Printemps de Jeunesse, le raid de Beyrouth contre les commanditaires de Munich. Il étudie l’architecture, puis le management à la Sloan School du MIT.

En juillet 1976, son frère aîné Yonatan « Yoni » Netanyahu, commandant de la Sayeret Matkal, dirige le raid d’Entebbe qui libère 102 otages. Yoni est tué pendant l’assaut — la seule perte militaire israélienne de l’opération. Cette mort marque Bibi pour toujours. C’est le point de bascule où le commando devient politique.

Diplomate à l’ONU, ambassadeur d’Israël, il devient en 1996, à 47 ans, le plus jeune Premier ministre de l’histoire d’Israël. Il sera élu six fois.

III. Les mots de Bibi pour le peuple iranien

Depuis vingt ans, Bibi parle directement au peuple iranien. Pas au régime — au peuple. Il dit toujours les Mollahs, jamais « les Iraniens », quand il parle des bourreaux. Voici ses mots, prononcés en juin et août 2025, pendant et après la Guerre des 12 Jours.

Le peuple iranien et le peuple d’Israël sont amis depuis les jours de Cyrus le Grand.— Benjamin Netanyahu, juin 2025

Il est temps que le peuple iranien s’unisse autour de son drapeau et de son héritage historique en se levant pour sa liberté.— Benjamin Netanyahu, juin 2025

Le combat d’Israël n’est pas contre le peuple iranien, mais contre le régime islamique qui vous opprime et vous appauvrit.— Benjamin Netanyahu, juin 2025

Salutations de Jérusalem au peuple fier d’Iran. Vos chefs nous ont imposé la Guerre des 12 Jours — et ils l’ont perdue lamentablement.— Benjamin Netanyahu, août 2025

La soif d’eau en Iran n’a d’égale que la soif de liberté.— Benjamin Netanyahu, août 2025

Ne laissez pas ces Mollahs fanatiques ruiner vos vies une minute de plus.— Benjamin Netanyahu, août 2025

Vous n’êtes pas seuls. Israël est avec vous. Tout le monde libre est avec vous.— Benjamin Netanyahu, août 2025

Au moment où votre pays sera libre, les meilleurs experts israéliens de l’eau afflueront dans chaque ville iranienne pour ramener vos rivières, vos lacs, vos nappes.— Benjamin Netanyahu, août 2025

Si vous le voulez, une Iran libre n’est pas un rêve. C’est l’heure d’agir.— Benjamin Netanyahu, août 2025

IV. La dette de Cyrus

Quand Bibi parle au peuple iranien, il invoque toujours un nom : Cyrus le Grand. Et il rappelle la dette du peuple juif envers le peuple perse :

Le grand roi perse Cyrus a mis fin à l’exil babylonien du peuple juif, par un édit fameux qui proclama le droit des Juifs de retourner en Terre d’Israël et de rebâtir le Temple de Jérusalem, inaugurant une amitié historique entre les Juifs et les Perses qui s’est poursuivie jusqu’aux temps modernes.— Benjamin Netanyahu, sur l’héritage de Cyrus

En 538 avant J.-C., Cyrus II prend Babylone. Il y trouve un peuple en exil — les Juifs déportés par Nabuchodonosor cinquante ans plus tôt. Cyrus signe alors un édit qui change la face du monde : il libère les Juifs, leur rend leurs vases sacrés, leur ordonne de rentrer à Jérusalem reconstruire le Temple. Le Livre d’Esdras en conserve la trace. Le Cylindre de Cyrus, exhumé en 1879 à Babylone et aujourd’hui au British Museum, en est le témoin archéologique — souvent appelé première charte des droits de l’homme.

L’activiste émirati Loay Alshareef l’a formulé en une phrase devenue célèbre :

Vous êtes redevables au peuple perse. Cyrus le Grand a libéré vos ancêtres il y a 2 500 ans. Aujourd’hui est venu le temps de rendre cette dette. De libérer les Iraniens. De rendre l’Iran grand à nouveau.— Loay Alshareef, juin 2025

C’est cette dette que Bibi a comprise. C’est cette dette qu’il rend.

V. Deux mille cinq cents ans d’amitié

L’histoire commune commence avec Cyrus. Elle se prolonge avec la reine Esther — juive devenue impératrice du roi achéménide Assuérus, et qui sauve son peuple. La fête de Pourim en garde la mémoire. Sous les Sassanides, des académies talmudiques fleurissent à Soura et Poumbedita, en Mésopotamie perse — c’est là que naît le Talmud de Babylone.

Pendant des siècles, des communautés juives prospèrent à Ispahan, à Shiraz, à Yazd, à Hamadan où se trouve le tombeau supposé d’Esther et Mardochée. Au XXe siècle, sous Reza Shah puis Mohammad Reza Shah Pahlavi, l’Iran impérial et Israël tissent une alliance périphérique stratégique : échanges pétroliers, formations militaires, coopération en agriculture, en renseignement, en sciences. Téhéran et Tel-Aviv sont alliés objectifs.

Cette alliance est rompue en 1979 par le coup de force de Khomeini et la captation de l’identité nationale par 47 ans d’islamisme. Mais le peuple, lui, n’a jamais rompu. Il a gardé Cyrus dans sa mémoire. Il a gardé le Lion et Soleil sur ses passeports d’avant. Il a gardé l’amitié juive dans son cœur.

VI. Bibi et le Prince — les frères des Accords de Cyrus et David

En avril 2023, Sa Majesté Reza Pahlavi, fils du dernier Roi des rois, est invité officiellement en Israël. Il prie au Mur des Lamentations. Il rencontre Benjamin Netanyahu. Les deux hommes s’étreignent comme deux frères qui se retrouvent après un long exil.

Reza Pahlavi formule alors une vision : étendre les Accords d’Abraham en Accords de Cyrus — unir Iran libre, Israël et monde arabe modéré.

Une Iran libre reconnaîtra immédiatement Israël, normalisera ses relations avec les États-Unis et travaillera à élargir les Accords d’Abraham en Accords de Cyrus. L’Iran et Israël ont une relation biblique.— Sa Majesté Reza Pahlavi, héritier du trône d’Iran

Un ministre du cabinet Netanyahu, en septembre 2025, affirmera publiquement :

Nous voyons que les Iraniens croient en Reza Pahlavi et le soutiennent. Nous, en Israël, le soutenons aussi.— Cabinet Netanyahu, septembre 2025

Le peuple iranien dit alors une chose simple : Bibi est notre frère. Le frère du Prince. Notre co-sauveur.

VII. Tofang — la chanson qui accompagne ce portrait

La musique qui porte cette vidéo est Tofang — « le Fusil ». Un classique du patrimoine iranien occidental. Un homme y parle à son fusil comme à son frère. Le fusil épargne la gazelle et la perdrix de montagne — la beauté innocente — et frappe le léopard, le voleur, l’ennemi de nuit. Le fusil est le compagnon du jour clair et de la nuit sombre. Le fusil ramène l’aimée volée.

C’est exactement ce que les Iraniens disent aujourd’hui de Bibi.

Sima Bina — TofangLa Diva du folklore iranien
تفنگ حیفه که آهو بکشی، آهو قشنگه
تفنگ حیفه بکشی کوک کوهی رنگارنگه
تفنگ بزه وه او دزد فراری
تفنگ جا گله کت سینه پلنگه
تفنگ دردت وه جونم، تفنگ بی تو نمونم

تفنگ تا تونه دارم غمی نارم، یه برارم
تونی یارم، رفیق روز روشه، شو تارم

تفنگ بردنه یارم، کس و کارم، بکو حلالم
تفنگ دشمه میخنه، سل بکو، ده جو بیزارم
تفنگ دردت وه جونم، تفنگ بی تو نمونم

تفنگ دشمه ده شو، ده چیته، جا برده قرارم
تفنگ بشی ده سینه دشمنم، دزیه یارم
تفنگ ده وقت شو دشمنونم، بین دچارم
تفنگ کاری بزه وِ او دشمنم، بوسیه یارم
تفنگ دردت وه جونم، تفنگ بی تو نمونم

Fusil, c’est dommage de tuer la gazelle — la gazelle est belle
Fusil, c’est dommage de tuer la perdrix de montagne aux mille couleurs
Fusil, frappe ce voleur en fuite
Fusil, ta place est dans la poitrine du léopard
Fusil, ta douleur sur mon âme — Fusil, sans toi je ne reste pas

Tant que je t’ai, fusil, je n’ai pas de chagrin — tu es mon unique frère
Tu es mon ami, le compagnon de mon jour clair, de ma nuit sombre

Fusil, on m’a pris mon aimée, mes proches — pardonne-moi
Fusil, l’ennemi rit — frappe-le, je suis las dans la vallée
Fusil, ta douleur sur mon âme — Fusil, sans toi je ne reste pas

Fusil, l’ennemi est de nuit, sur les pierres — il a emporté ma paix
Fusil, va dans la poitrine de mon ennemi, il a volé celle que j’aime
Fusil, à l’heure de la nuit, vois mes ennemis dans la mêlée
Fusil, fais l’œuvre sur celui qui a touché mon aimée
Fusil, ta douleur sur mon âme — Fusil, sans toi je ne reste pas

VIII. Sources


BIBI GOL — THE TOFANG SAVIOR ENGLISH VERSION

When the people of Iran speak of Benjamin Netanyahu, they do not say « the Israeli Prime Minister. » They say Bibi Joon — Bibi dear. They say Bibi Gol — Bibi flower. Joon, in Persian, names the soul, the very breath; one keeps it for the most loved. Gol names the flower — and, in family talk, the cherished one.

Iran has always been judeophile. Since the edict of Cyrus, the Iranian people have never ceased to look upon the Jewish people as a brother — it is one of the deepest constants of Iranian civilization. But this very phrasing, this tenderness addressed to one man — Bibi Joon, Bibi Gol — is new.

It was born during the 12-Day War of June 2025, when IDF strikes shook the headquarters of the Mullahs’ regime. In Tehran, in Isfahan, in Shiraz, in Tabriz, in Mashhad, hundreds of thousands of young Iranians poured into the streets, by night, despite fear. On the walls, on the bridges, on the windows of the regime’s centers, they wrote in Persian and in English, with paint, with marker, with chalk: « Bibi, hit them. » « Bibi, thank you. » « Bibi Joon. » « Bibi Gol. »

This is not an exile’s slogan. This is the Iranian street itself, under the boot of the regime, daring to say out loud what it has long thought in silence.

Bibi himself wrote on his official account:

The people of Iran love me so much. They call me Bibi Joon.— Benjamin Netanyahu

The young commando

Born in Tel Aviv in 1949, son of historian Benzion Netanyahu, Bibi joined the Israeli Army at 17. He was selected for the elite Sayeret Matkal, served five years, was wounded freeing the hijacked Sabena flight in 1972, and took part in Operation Spring of Youth in Beirut in 1973. His elder brother Yoni, commander of Sayeret Matkal, was killed leading the Entebbe rescue in 1976 — the moment that turned the commando into a statesman. He studied architecture and management at MIT, served as Israel’s ambassador to the United Nations, and at 47 became Israel’s youngest Prime Minister. He has been elected six times.

The words of Bibi for the Iranian people

The Iranian people and the people of Israel have been friends since the days of Cyrus the Great.— Netanyahu, June 2025

Israel’s struggle is not against the Iranian people but against the Islamic regime that oppresses and impoverishes you.— Netanyahu, June 2025

Greetings from Jerusalem to the proud people of Iran. Your leaders forced the 12-Day War on us, and they lost miserably.— Netanyahu, August 2025

The thirst for water in Iran is only matched by the thirst for freedom.— Netanyahu, August 2025

Do not let these fanatic mullahs ruin your lives for a minute longer.— Netanyahu, August 2025

You are not alone. Israel stands with you. The entire free world stands with you.— Netanyahu, August 2025

If you will it, a free Iran is no dream. Now is the time for action.— Netanyahu, August 2025

The debt to Cyrus

In 538 BCE, Cyrus the Great freed the Jewish people from Babylonian exile, returned their sacred vessels, and ordered them home to rebuild the Temple in Jerusalem. The Cyrus Cylinder, unearthed in 1879 and now at the British Museum, is the archaeological witness — often called the first charter of human rights. Bibi knows this debt. He honors it.

You are indebted to the Persian people. Cyrus the Great freed your ancestors 2,500 years ago. Now is the time to repay the debt — to free the Iranians, and to make Iran great again.— Loay Alshareef, June 2025

The brothers of the Cyrus and David Accords

In April 2023, His Majesty Reza Pahlavi, son of the last King of Kings, was officially invited to Israel. He prayed at the Western Wall. He embraced Netanyahu like a brother. He announced his vision: extend the Abraham Accords into the Cyrus Accords — uniting a free Iran, Israel, and the moderate Arab world. He called the Iran-Israel bond « a biblical relationship. »

We see that Iranians believe in Reza Pahlavi and support him. We in Israel also support him.— Netanyahu cabinet member, September 2025

The people of Iran today say one simple thing: Bibi is our brother. The brother of the Prince. Our co-savior.


بی‌بی گُل — تفنگِ نجات‌بخش نسخهٔ فارسی

وقتی ملت ایران از بنیامین نتانیاهو سخن می‌گوید، نمی‌گوید «نخست‌وزیر اسرائیل». می‌گوید بی‌بی جون. می‌گوید بی‌بی گُل. واژهٔ جون در زبان پارسی نام جان است، نام نَفَسِ خود؛ آن را برای کسانی نگه می‌داریم که بیشترین دوستشان داریم. گُل نام شکوفه است — و در زبان خانواده، نام عزیزترین.

ایران از همیشه یهودی‌دوست بوده است. از روزِ فرمانِ کوروش بدین‌سو، ملت ایران هرگز از نگاهِ برادرانه به ملت یهود دست برنداشته است — این یکی از ژرف‌ترین خطوطِ ثابتِ تمدنِ ایرانی است. اما این فرمول‌بندی، این مهربانیِ خطاب به یک تن — بی‌بی جون، بی‌بی گُل — تازه است.

این مهربانی در جنگِ دوازده روزهٔ ژوئن ۲۰۲۵ زاده شد، آن‌گاه که حملاتِ ارتش دفاعی اسرائیل، مقرّ رژیم ملاها را لرزاندند. در تهران، در اصفهان، در شیراز، در تبریز، در مشهد، صدها هزار جوانِ ایرانی شبانه به خیابان آمدند، با همهٔ ترس. بر دیوارها، بر پل‌ها، بر شیشهٔ مراکزِ رژیم، به پارسی و انگلیسی، با رنگ، با ماژیک، با گچ نوشتند: «بی‌بی، بزنشان.» «بی‌بی، ممنون.» «بی‌بی جون.» «بی‌بی گُل.»

این دیگر شعارِ تبعید نیست. این صدای خودِ خیابانِ ایران است که زیرِ چکمهٔ رژیم، آنچه را که از دیرباز در دل داشته، بلند می‌گوید.

خودِ بی‌بی نوشت:

مردم ایران چنان دوستم می‌دارند که بی‌بی جون می‌خوانندم.— بنیامین نتانیاهو

کوماندوی جوان

بنیامین نتانیاهو در ۱۹۴۹ در تل‌آویو متولد شد، فرزند تاریخ‌دانی به نام بِن‌صیون نتانیاهو. در هفده‌سالگی به ارتش پیوست و برای سایِرت مَتْکال، یگان نخبهٔ شناسایی ستاد ارتش، برگزیده شد. پنج سال در آن یگان خدمت کرد، در آزادسازی هواپیمای ربوده‌شدهٔ سابِنا در ۱۹۷۲ زخمی شد و در عملیات «بهارِ جوانی» در بیروت ۱۹۷۳ شرکت داشت. برادر بزرگ‌ترش یونی، فرماندهٔ سایِرت مَتْکال، در رهبریِ عملیات نجات اِنتِبه در ۱۹۷۶ کشته شد — لحظه‌ای که کوماندو را به سیاست‌مدار بدل کرد. در ام‌آی‌تی معماری و مدیریت خواند، سفیر اسرائیل در سازمان ملل شد، و در ۴۷ سالگی جوان‌ترین نخست‌وزیر تاریخ اسرائیل شد. شش بار انتخاب شده است.

سخنانِ بی‌بی برای ملت ایران

ملت ایران و ملت اسرائیل از روزگارِ کوروشِ بزرگ دوست بوده‌اند.— نتانیاهو، ژوئن ۲۰۲۵

نبرد اسرائیل با ملت ایران نیست؛ نبرد ما با رژیم اسلامی است که شما را در فقر و ستم نگاه داشته است.— نتانیاهو، ژوئن ۲۰۲۵

درود از اورشلیم بر ملت سربلندِ ایران. رهبران شما جنگ دوازده روزه را بر ما تحمیل کردند و شکستِ سنگینی خوردند.— نتانیاهو، اوت ۲۰۲۵

تشنگیِ ایران به آب، تنها همتای تشنگیِ آن به آزادی است.— نتانیاهو، اوت ۲۰۲۵

نگذارید این ملاهای تندرو دیگر یک دقیقه از زندگی شما را ویران کنند.— نتانیاهو، اوت ۲۰۲۵

تنها نیستید. اسرائیل با شماست. جهانِ آزاد با شماست.— نتانیاهو، اوت ۲۰۲۵

اگر بخواهید، ایرانِ آزاد رؤیا نیست. اکنون هنگامِ کنش است.— نتانیاهو، اوت ۲۰۲۵

وامِ کوروش

در ۵۳۸ پیش از میلاد، کوروشِ بزرگ، بابِل را گرفت و یهودیانِ تبعیدی را آزاد کرد. فرمان داد به وطن بازگردند و معبدِ اورشلیم را از نو بسازند. استوانهٔ کوروش، که در ۱۸۷۹ از خاکِ بابِل بیرون آمد و اکنون در موزهٔ بریتانیا نگاهداری می‌شود، نخستین منشور حقوق بشر خوانده می‌شود. بی‌بی این وام را می‌داند. آن را ادا می‌کند.

شما به مردم پارس بدهکارید. کوروشِ بزرگ، اجدادِ شما را ۲٬۵۰۰ سال پیش آزاد کرد. اکنون هنگامِ پرداختِ این بدهی است — آزاد کردن ایرانیان، و بازگرداندنِ شکوهِ ایران.— لُئی الشریف، ژوئن ۲۰۲۵

برادرانِ اتحادِ کوروش و داوود

در آوریل ۲۰۲۳، اعلیحضرت رضا پهلوی، فرزندِ آخرین شاهنشاه، رسماً به اسرائیل دعوت شد. در دیوارِ ندبه نیایش کرد. با نتانیاهو دیدار کرد. آن دو همچون برادرانی که پس از تبعیدی طولانی یکدیگر را بازیافته‌اند، در آغوش گرفتند. شاهزاده آن‌گاه «اتحادِ کوروش» را اعلام کرد: گسترشِ اتحادِ ابراهیم به ایرانِ آزاد، اسرائیل و جهانِ عرب میانه‌رو. آن پیوند را «پیوندی توراتی» خواند.

می‌بینیم که ایرانیان به رضا پهلوی باور دارند و از او پشتیبانی می‌کنند. ما در اسرائیل هم از او پشتیبانی می‌کنیم.— عضو کابینهٔ نتانیاهو، سپتامبر ۲۰۲۵

امروز ملت ایران یک چیزِ ساده می‌گوید: بی‌بی برادرِ ماست. برادرِ شاهزاده. هم‌نجات‌بخشِ ما.

Le peuple iranien et le peuple d’Israël sont frères depuis Cyrus.
Bibi le sait. Le Prince le sait. Et nous le savons.

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