« Jusqu’à la liberté de l’Iran, nous ne renoncerons pas »
Iran Paad · Appel pour le 21 juin
« Jusqu’à la liberté de l’Iran, nous ne renoncerons pas »
Darioush Kalantari, président d’Iran Paad, appelle à se rassembler place de la Nation, ce dimanche 21 juin.
Trump, dans son palais, a signé une nouvelle trahison. La réouverture du détroit d’Ormuz, le pétrole et l’essence qui baissent de quelques centimes : autant de respiration artificielle offerte au régime des Mollahs. Et dans ce vacarme, on a oublié l’essentiel.
Qui répondra des centaines de milliers de familles endeuillées des 8 et 9 janvier ? Qui répondra des centaines de milliers de prisonniers et de victimes du régime ? Qui paiera le prix de ces jeunes vies fauchées en pleine floraison ? Chacun ne pense qu’à soi — l’imberbe, lui, ne rêve que de barbe. Mais la liberté de l’Iran, elle, sera enfin conquise par son peuple patriote et digne.
Soutenez-nous. Ce dimanche 21 juin 2026, place de la Nation, de 16 h à 18 h, nous élèverons notre cri de justice. Soyez avec nous. Nous ne sommes pas venus pour le discours de Trump ; jusqu’à la liberté de l’Iran, nous ne renoncerons pas. Vive l’Iran — Javid Shah !
Oui, ce mois de janvier fut un génocide, et sa douleur ne s’éteindra jamais en nous. Oui, voir le monde signer par-dessus nos têtes un accord qui rend son souffle à nos bourreaux, c’est une blessure de plus dans une chair déjà labourée de cicatrices. Mais qu’on nous entende : nous, les exilés, les fils et les filles d’un Iran qu’on a voulu nous arracher, nous n’avons pas le droit au désespoir. L’espérance, pour nous, n’est pas un luxe — c’est un devoir ; l’optimisme n’est pas une naïveté — c’est une arme. Depuis quarante-sept ans, nous menons cette guerre sans avoir attendu personne : ni Trump, ni les puissants, ni les marchandages des chancelleries. Nous l’avons portée seuls, nos morts pour seule bannière — et jamais la victoire n’a été aussi proche qu’en cette heure. Quoi qu’il advienne, nous irons jusqu’au bout.
Alors venez. Venez nombreux. Car nos Javid Nâm — ceux dont le nom ne mourra jamais — ne nous demandent qu’une seule chose : qu’après eux, le combat continue.
« Du sang des jeunes de la patrie »
از خون جوانان وطن لاله دمیده
از ماتم سروقدشان سرو خمیده
در سایهٔ گل بلبل از این غصه خزیده
گل نیز چو من در غمشان جامه دریده
Du sang des jeunes de la patrie ont jailli les tulipes ;
du deuil de leur taille de cyprès, le cyprès s’est courbé.
À l’ombre de la fleur, le rossignol s’est tu de chagrin ;
la fleur, comme moi, a déchiré sa robe sur leur deuil.
